Retour sur une vraie avancée pour notre démocratie

La loi sur la moralisation politique est une bonne chose pour notre démocratie. Venant de la sociale démocratie, j’accorde beaucoup d’importance à la justice (fin des conflits d’intérêts, des passes droits et privilèges), à l’éthique, au devoir d’exemplarité. Le contrôle de l’IRFM, cette somme à quasi discrétion des parlementaires, la fin de la réserve parlementaire, enveloppe d’environ 100,000 euros parfois bien plus, qu’ils peuvent allouer de leur propre chef à telle ou telle association, oui ce sont des avancées pour notre pays. Et c’est dommage, soit dit en passant, que le gouvernement précédent que j’ai soutenu n’ait jamais poussé de telles mesures.

Nous étions la seule grande démocratie où les parlementaires, députés comme sénateurs, avaient une cassette d’argent public qu’ils pouvaient dépenser ainsi.

Pour moi, les côtés positifs (aide à des associations dans le besoin) ne suffisaient pas à contrebalancer les côtés négatifs où l’éthique devenait accessoire (cagnotte à discrétion personnelle, achat potentiel de voix, système « féodal »).

En quelques semaines ont été votées des mesures demandées depuis des années par nos concitoyens et qui aideront à redonner confiance dans la politique : efficacité et exemplarité ! J’ai d’ailleurs constaté avec plaisir que l’ensemble du groupe Nouvelle Gauche (le PS), les LR constructifs et la majorité des LR ont voté pour.

Pour les Français de l’étranger ceci dit, nous qui n’avons pas de collectivité territoriale, un système pourrait être trouvé pour que ces fonds soient reversés aux administrations ou à des projets AEFE (Agence pour l’enseignement Français à l’Etranger), FLAM (Français langue maternelle), action culturelle etc. Au final cela serait aux parlementaires de contrôler de leur bonne utilisation.

De notre avenir commun

Nous faisons tous partie de la même communauté de destin. Nos inclinaisons politiques importent peu, et le temps passé à l’étranger 6 mois ou 20 ans importe peu. Ce qui compte c’est notre volonté d’agir ensemble, d’innover et de réussir pour nos concitoyens de l’étranger. Forts de notre ouverture sur le monde et de nos expériences multiples, nous sommes une chance pour la France. Il est clair que les problématiques des Français de l’étranger ne sont pas encore assez bien comprises dans l’hexagone et à fortiori à Paris, Secrétaire d’Etat en charge des FDE (lire Français de l’Etranger) ou non d’ailleurs.

Fin juin, début juillet, j’ai appris que les budgets concernant les Français de l’Etranger (sans rentrer dans le détail technique des différentes lignes : enseignement, action sociale, rayonnement culturel, consulats), sont prévus en baisse. Je m’en étais ému auprès de divers parlementaires comme le sénateur Richard Yung ou la député Anne Genetet ainsi que de des collègues conseillers consulaires car la baisse avait l’air conséquente.

On parle de 41 millions en moins pour l’AEFE, et non de 60 comme j’ai pu le lire à tort. Pour autant, dois-je vraiment rappeler que ces mêmes budgets ont été en baisse sous le quinquennat précédent, sous un gouvernement PS ? Ou que la promesse d’augmentation du budget des bourses à 125 millions d’euro n’a jamais été tenue ? Et je me souviens bien, ce temps n’est pas si lointain, que ces baisses ne créaient pas beaucoup d’indignation publique dans les rangs du PS dont je faisais partie. Il fallait alors entendre certains élus AFE et sénateurs répondre que dans la situation budgétaire actuelle, nous ne pouvions pas faire d’autres choses que de baisser le budget. Quant à la droite, le programme de leur candidat à la présidentielle devait tailler encore plus durement dans les budgets.

Les choses bougent. Souvent dans l’ombre, sans faire les unes des journaux. Le budget des bourses scolaires ne sera pas touché, et j’ai espoir que celui de l’AEFE ne soit pas impacté. Je préfère être du côté de ceux qui se mobilisent pour de meilleurs lendemains que d’être avec ceux qui critiquent sans relâche.

Depuis quelques semaines je vois surgir des interviews, des articles, des prises de position souvent à charge, des attaques ad hominem qui fleurissent, souvent oubliant le passé et les responsabilités exercées pendant les quinquennats précédents. « Petit grand électeur » je comprends, je comprends bien la stratégie mise en place pour faire venir les voix de mes collègues (et pour certains d’entre eux de mes amis) conseillers et délégués consulaires en perspective des élections sénatoriales de septembre 2017. On tape le plus fort possible sur Emmanuel Macron, En Marche et leurs candidats à la sénatoriale. Opposition de tous bords, unissez-vous ! C’est la nouvelle internationale !

Et oui chers Françaises et chers Français de l’étranger les élections ne sont pas complètement finies et dans 2 mois seront élus 6 sénateurs des Français de l’Etranger via un scrutin proportionnel par liste de 8 personnes (6 + 2 remplaçants). C’est un peu la séance de rattrapage pour des partis qui ont tout perdu à l’étranger lors de la présidentielle et de la législative. C’est aussi un objectif pour En Marche de devenir une force importante du Sénat avec comme objectif que les avis des électeurs de juin 2017 y soient aussi entendus. Et rappelons-le, un sénateur est avant tout un parlementaire, un élu national, pas un super élu conseiller consulaire même si l’ancrage local est important.

Et en tant que conseiller consulaire, ce petit grand électeur comme je l’appelle, je ne suis pas hors sol. Si j’ai un avis politique personnel, je représente aussi les Françaises et Français qui m’ont élu. Et ces mêmes électeurs, pour qui me demanderaient-ils de voter aujourd’hui ? Ça serait intéressant de les consulter et de les écouter, non ?  Je le ferai, je les consulterai sur cette élection. Je jugerai aussi sur les programmes de chaque liste. Certains sortants devront défendre leur bilan. La liste de la majorité présidentielle sera la seule en position de faire des propositions réalistes pour agir et réussir ensemble.

Je n’oublie pas que le futur appartient à toutes et tous et je me battrai pour que la voix des Français de l’Etranger soit mieux entendue, écoutée, comprise et pour qu’on puisse avoir un impact ensemble.

*AFE = Assemblée des Français de l’Etranger

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